28 de Junio
Cachora-Chiquiscca 17 km
+ 350 m
– 1350 m
J'entre maintenant dans la Cordillera Vilcabamba encerclée par les 2 rivières sacrées, l'Apurimac et l'Urubamba.
Pendant quelques jours, je n'aurai plus aucun réseau Internet, je suis coupé du monde et ça me plonge encore plus dans la nature présente.
L'objectif maintenant est d'atteindre Choqueqirao le jour de l'éclipse. J'ai du temps devant moi et ça va me permettre d'y aller gentiment, en scindant les étapes théoriques.
Il n'empêche, les dénivelés sont imposants.
Nuages ce matin.
Après un parcours assez facile sur une piste à pic, mais je commence à connaitre, j'arrive au poste d'entrée du site archéologique. 60 Sol. Une petite somme déjà. Des indications, des barrières de protection, quelques randonneurs, je suis en terrain plus professionnel et commercial désormais.
Les nuages s'accumulent. On me dit que j'ai de la chance, sinon la chaleur serait torride, mais les sommets disparaissent. Et aucun condor ne passe.
La descente dans la vallée de l'Apurimac est grandiose.
L'Apurimac, 1er affluent de l'Amazone qui selon certains prend sa source au Pérou, pour d'autres en Équateur.
Il est tard et soudain une silhouette au loin apparaît. Un muletier ? Non, une jeune fille, seule, bras nus - buenas tardes - mais qui va où ? Le 1er village est à 4 h. Les mots ne sont pas sortis de ma bouche. Si surpris.
Une ferme isolée, quelques boissons à vendre. Des voix d'enfants. Eux aussi, si loin de tout. Et j'arrive à ma destination du jour.
Oups ! Une épicerie un mini camping, de la restauration... de la Wifi !
Non, 2 épiceries, 2... Tout est en double : de la concurrence au milieu de nulle part ! Mais maintenant tout se paie. 5 Sol la Wifi, 5 Sol la douche etc... Et des voisins sur le campement. Je sens des affaires qui se font. Mais ça reste modeste.
Demain, j'irai prendre le petit-déjeuner chez la voisine d'en face.
La tente montée, il pleut. Alors que pas une goutte n'est tombée dans le secteur depuis 2 mois ! Juste quand j'entame le bouquet final de mon périple.
Bon, la nature est contente.
Et la pluie ne dura pas.