Ouf ! Les jours rallongent maintenant.
Ceci dit, ça ne changera pas grand-chose.
Lever du soleil 6h, coucher 18h, environ.
Ceci dit la fête du soleil est célébrée le 24 juin, Saint-Jean, espagnols et Pizarro obligent... Celle-ci étant une fête du feu, ça se rejoint et les Indiens en profitent pour caricaturer les conquérants.
Je me rapproche rapidement de Cusco et aussi de l'Amazonie. Le ciel devrait être plus nuageux.
Rapidement car je ne trouve pas de chemins par ici, et je prends un transport en commun m'étant écarté du Qhapaq Ñan que je retrouverai à Andahuaylas.
En fait, je ferai un petit parcours à pied pour maintenir la forme.
Uripa. Soins, froid
Oui, il faut que je m'occupe des bobos.
Je me rends dans un centre de santé. Nombreux dans le pays. Après 3 heures d'attente, un médecin me reçoit et diagnostique "Picantes", piqûres. Sûrement de moucherons. (Cf. Capitaine dans la jungle) (Rassuré, je craignais la gale).
Une bonne cinquantaine de boutons. Voraces les bestiaux. Ça ne rigole pas dans le secteur ! Et ils arrivent ni vus ni connus, car effectivement je n'ai rien vu ni entendu. Juste 2 3 moucherons lors d'une pause. Et puisque ce sont les avant-bras touchés, l'action se passe de jour en basse altitude.
Consultation gratuite, 2 sol de médocs. Donnés à la pilule prêt. Très bien.
Apparemment il y a une politique de soins gratuits pour tous !
Maintenant, trouver un hôtel car celui d'hier, l'eau de la douche annoncée caliente était frio comme très souvent et j'ai besoin d'un peu de confort.
Je mets le prix dans un hôtel moderne. Hélas, la chambre est très froide, 12⁰ sur mon thermomètre-boussole. Une des plus froides depuis le départ. L'hôtel est orienté plein sud. Et la Wifi est en panne ! Rage...
Et le petit déjeuner sera nul également.
Promenades en villes : Uriba et Chincheros où je descends à la recherche d'un distributeur qui s'avérera plein de billets.
Jolie maison dont les 3 murs en briques sont aussi une caractéristique. Les premiers jours je pensais que ces maisons n'étaient pas achevées. Uripa 3220 m. Plaies bleus et gags
19 de Junio
Concepción-Puente Pampas 29 km
+ 170 m
– 1270 m
Puente Pampas-Uriba : en stop
Longue descente.
Concepción-Puente Pampas 29 km
+ 170 m
– 1270 m
Puente Pampas-Uriba : en stop
Longue descente.
Puis pendant des heures je surplombe le Rio Pampas, long ruban turquoise qui s'effiloche parfois, dans sa vallée rose et sable, sous un soleil éblouissant.
et je pense à Feu Dantec (artiste dans la gamme fantastique bien connu dans la région morlaisienne), et à ses fleurs également, qui n'aurait pas manqué de commenter brillamment, savamment et humouristiquement.
Malheureusement lors de cette belle marche, je m'aperçois que mes bras piquetés depuis 2 jours me démangent de plus en plus. Ai-je commis un sacrilège à Vilcas, m'étant assis sur le siège de l'Inca ?
Un sort m'a-t-il été jeté ?
Il fait chaud. Pause pour me désaltérer. Maladresse : je laisse tomber mon sac sur le pied droit. Ouille. L'orteil en bleuit. Gène pour marcher...
Et puis dans cette vallée, le vent se lève et ma casquette s'envole ! (Capitaine). Je cours après pour qu'elle n'aille pas au ravin. Je mets le pied dessus mais je m'étale ! Re choc sur l'orteil mais le doigt (pas oublié celui-là) ne prend rien.
Ouf ! Vais-je m'en sortir ? Oui, la route est en vue et le fameux pont bientôt là. D'ailleurs la forme physique est bonne, mais va falloir régler les bobos...
Concepción 3050 m. Plus près du Río Pampas
18 de Junio
Vilcas-Antanya 25 km
+ 520 m
– 680 m
Antanya-Concepciòn 15 km en stop non recherché (j'aurais même bien fait un bout encore à pied, tant le paysage était somptueux et le chemin... descendant)
La bonne forme ce matin où je marche en côte 3 h durant sans pause assise.
L'atmosphère est sereine limpide et calme. Les paysages sont de plus en plus beaux nouveaux et verticaux.
Rouges les roches, et rouge la piste de sable et de poussière volatile.
Étonnant, à 3500 m, loin de nulle part, un ado déboule, je ne sais d'où et file sur la piste vers son destin.
Dans la vallée, on aperçoit un mince filet d'eau, le Río Pampas. Un bond et je devrais pouvoir le franchir !?
Vu de loin, les choses sont belles et simples. Le grossissement complexifie et ramène à la réalité plus difficile.
Sur la route et à Concepción :
Qui tambourine aussi à pure perte.
Après inspection des lieux, l'escalade de la terrasse s'avère faisable. Sauvé, le patron est jeune et souple, il enjambe facilement les obstacles. Merci. Je peux dormir dans une des chambres, une des plus vétustes depuis le début du périple. Un lit très creux, des cartons à la fenêtre, des fils de fer pour serrure, toilettes au loin, douche froide dans bac en béton...
PS : vous l'avez peut-être deviné, j'ai choisi l'option 2.
Vilcas. Cité Inca
Ça y est, je suis dans Tintin !
Donc plutôt que du baratin, pour lequel de toutes façons je suis un peu court, n'ayant pas trouvé guide parlant français, je vous présente quelques photos sous forme de cases.
Ushno (temple). Pyramide tronquée de 4 terrasses en granit, avec sur la partie supérieure, le siège de l'Inca (on ne l'aperçoit pas ici).
Ce sont les niches qui évoquent pour moi, le plus l'album
Et demain ! ?
Car se présente une difficulté majeure : un fleuve de 70 m de large, avec fort courant à traverser à gué, de l'eau à mi-poitrine.
3 options :
1. Danger. Traverser avec un passeur (à condition de le trouver). Mais l'eau m'angoisse et reste le problème des affaires trempées.
2. Aventure. Me dévier par le Nord pour accéder à un pont en créant mon propre itinéraire en partant plus ou moins dans l'inconnu. (J'ai quand même été aidé à le tracer dans un office de tourisme).
3. Prudence. Revenir en arrière jusqu'au col de Tocto en collectivo et repartir par le Nord toujours en collectivo. Mais faut-il en trouver et ce serait long et je n'aime pas faire marche arrière...
Vous aurez la solution en lisant le prochain épisode dans votre quotidien favori... "Le Petit vingtième" ou Andorando.
PS. Quelqu'un pourrait me tuyauter sur la prochaine éclipse ?
Vilcas Huaman 3490 m. Riche journée, qui me rapproche du cœur de l'Empire Inca
Vischongo-Vilcas Huaman 16 km
+ 980 m
– 630 m
Ça commence par un joli raidillon
On continue le chemin. Je rencontre une péruvienne qui surveille ses bêtes. Quelques mots et de me proposer de partager sa "comida". Et de me donner dans le creux des mains, des fèves. Je m'assois et on partage fèves, avocat et maïs d'une part, fromage et mandarine d'autre part. Et elle me transfère l'aide du seigneur pour mon voyage.
Plus loin :
Méritée. Après une ascension sur 6 km de 600 m de dénivelé, un temple Inca surgit au sommet. Et au centre du village, une église coloniale bâtie sur le socle du Temple du Soleil et de la Lune, accroche les derniers rayons du soleil.
Vischongo 3140 m.. Pérou-Vénézuela 0-0
15 de Mayo
Torco-Manallasacc 23 km
+ 110 m
– 790 m
Manallasacc-Vischongo : taxi (1.5€)
Mal dormi + problèmes digestifs + froid de l'Aube + mon doigt qui me gène pour faire des efforts, entre autres ajuster le sac + celui-ci qui me cisaille les épaules +suivre une route bordée de millions de déchets = mauvaise journée, crevé.
Heureusement j'ai un bon lit.
Torco-Manallasacc 23 km
+ 110 m
– 790 m
Manallasacc-Vischongo : taxi (1.5€)
Mal dormi + problèmes digestifs + froid de l'Aube + mon doigt qui me gène pour faire des efforts, entre autres ajuster le sac + celui-ci qui me cisaille les épaules +suivre une route bordée de millions de déchets = mauvaise journée, crevé.
Heureusement j'ai un bon lit.
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